Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre

Accueil > Actualité, presse, autres associations > Adlène Mellah, journaliste et directeur de publications, condamné à un an de (...)

Adlène Mellah, journaliste et directeur de publications, condamné à un an de prison pour « attroupement »

lundi 21 janvier 2019, par Michel Berthelemy

Version imprimable de cet article Version imprimable

Un tribunal d’Alger a condamné, mardi 25 décembre, à un an de prison ferme le journaliste algérien Adlène Mellah, reconnu coupable d’« attroupement », a annoncé son avocat à l’AFP.
Arrêté le 9 décembre dans la capitale algérienne, le directeur des sites d’information Algérie Direct et Dzair Presse, était accusé « d’attroupement », d’« incitation à un attroupement non armé », d’« outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions » et de « rébellion ». Le journaliste participait à un rassemblement en soutien au chanteur Reda City 16, incarcéré depuis octobre 2018.
Les deux collègues d’Adlène Mellah, Abdelaziz Laadjal et Abdelhafid Benekrouche ont écopé pour leur part d’une peine de quatre mois de prison ferme. Le 19 décembre dernier, le procureur du tribunal de Bab-el-Oued avait requis trois ans de prison ferme à l’encontre d’Adlène Mellah.

Un rassemblement de soutien a été organisé le 16 janvier à la maison de la presse Tahar Djaout, à Alger. Quelques dizaines de journalistes, de membres de la société civile, de militants des droits de l’homme et des citoyens ont appelé à la libération du journaliste en hissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Le journalisme n’est pas un crime » et « Halte aux atteintes à la liberté de la presse ».
Le président du tribunal de Bab-el-Oued, juridiction qui a prononcé la condamnation, a été muté, de manière surprenante, en tant que conseiller à la cour de Aïn Defla.

Présente dès le début du rassemblement, l’avocate et porte-parole du mouvement Mouwatana, Zoubida Assoul, a dénoncé les conditions de détention d’Adlène Mellah à la prison d’El Harrach, à Alger, en insistant sur l’état de santé de ce dernier. « Maître Mustapha Bouchachi et moi-même avions rendu visite à Mellah, il y a deux jours, et il était dans une situation critique. La grève de la faim lui a fait perdre 14 kg et s’il poursuit son action de contestation, son état de santé risque de se détériorer davantage".

Le procès en appel est fixé au 23 janvier.

Rassemblement de soutien à Alger le 16 janvier.

https://www.elwatan.com/edition/actualite/rassemblement-de-soutien-a-adlene-mellah-17-01-2019

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.