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Algérie : la France priée d’agir sur les déchets de ses essais nucléaires

jeudi 27 août 2020, par Michel Berthelemy

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par Valentin Scholz, La Croix du 27 août 2020

Les populations concernées par les essais nucléaires français dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966 ne savent rien des conséquences sanitaires et environnementales de l’enfouissement des déchets qui en découlent, déplore une ONG. Cette dernière invite la France à faciliter au plus vite le nettoyage des sites en question, à l’occasion de la Journée internationale contre les essais nucléaires, fixée au 29 août.

Entre 1960 et 1966, la France a réalisé 17 essais nucléaires dans le Sahara algérien. Les principaux accidents, comme celui de Béryl à In Ecker, le 1ᵉʳ mai 1962, sont connus. Mais les conséquences sanitaires et environnementales de l’enfouissement des déchets nucléaires qui résultent de ces essais le sont moins, signale une étude de l’Ican France, une ONG internationale favorable à l’abolition des armes nucléaires.
Intitulée « Sous le sable, la radioactivité ! », l’étude veut identifier les zones d’enfouissement des déchets radioactifs issus des explosions nucléaires menées par l’armée française pendant et quelques années après la guerre d’Algérie (1954-1962). Près de soixante ans après le conflit, l’Ican enjoint à la France de « remettre aux autorités algériennes la liste complète des emplacements où ont été enfouis des déchets contaminés » et d’agir pour faciliter le nettoyage des sites concernés.

Plusieurs types de déchets radioactifs

L’étude de l’Ican soutient le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (Tian), que l’Algérie s’apprête à ratifier et qui inclut l’obligation d’apporter assistance aux populations touchées par l’essai d’armes nucléaires et de nettoyer les zones contaminées. Encore faut-il en savoir plus sur les types de déchets nucléaires.
« On sait qu’il y a les déchets classiques, issus de l’installation puis du départ de l’armée française ; les déchets volontairement contaminés, comme les avions, les tanks ou les tournevis laissés à proximité des explosions ; et les roches volcaniques, qui ont fusionné avec la pression de l’essai nucléaire, qui sont les déchets les plus contaminants », analyse Jean-Marie Collin, porte-parole de l’Ican France.
Situés dans des zones en proie aux groupes djihadistes, notamment à la frontière malienne, les sites en question restent difficiles d’accès. Mais avec ce rapport, l’Ican espère aussi contribuer à l’amélioration des relations franco-algériennes. Le sujet des déchets nucléaires français sera très probablement abordé par la mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », confiée par le président de la République à l’historien Benjamin Stora en juillet.

Source payante :

https://www.la-croix.com/environnement/Algerie-France-priee-dagir-dechets-essais-nucleaires-2020-08-27-1201111008

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/02/que-sont-devenus-les-dechets-issus-des-essais-nucleaires-francais-en-algerie_6050749_3212.html

Reggane, 45 ans plus tard
Un Tchernobyl au Sahara ?
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