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Chronique d’un pays sous occupation (5)

vendredi 1er février 2019, par Michel Berthelemy

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Un ministre israélien a menacé (le 30 janvier) d’interdire l’accès d’Israël à Amnesty International qui a accusé les géants du tourisme en ligne tels Airbnb, Booking.com, Expedia, et TripAdvisor de « tirer profit » de « crimes de guerre » en Cisjordanie occupée.

« Amnesty International, cette organisation hypocrite qui parle au nom des droits humains, agit pour promouvoir un boycott contre des Israéliens dans le cadre d’une campagne de délégitimisation antisémite », a affirmé dans un communiqué Gilad Erdan, ministre de la Sécurité intérieure et des Affaires Stratégiques dont l’une des attributions est de défendre Israël contre les atteintes à sa légitimité. « J’ai donné instructions au ministère des Affaires stratégiques d’examiner la possibilité d’empêcher l’entrée et le séjour des membres d’Amnesty en Israël. Il y a quelques semaines, je me suis aussi adressé au ministère des Finances pour qu’il annule les avantages fiscaux » accordés à cette ONG, a ajouté le ministre sans donner d’autres détails.
http://www.france-palestine.org/Un-ministre-menace-d-interdire-l-acces-d-Israel-a-Amnesty

Après plus de vingt ans de présence dans une ville divisée entre Palestiniens et Israéliens, les observateurs internationaux déployés à Hébron vont devoir quitter la Cisjordanie

Le Premier ministre israélien a décidé de ne pas renouveler leur mandat, qui arrive à expiration cette semaine. Benyamin Netanyahu accuse cette mission internationale d’observation d’être biaisée.
Comme Jérusalem, Hébron est une ville importante pour juifs et musulmans : le tombeau des Patriarches en son cœur - abritant des sépultures attribuées à Abraham, Isaac, Jacob, Sarah, Rebecca et Léa - est un lieu saint pour les deux religions. En vertu d’accords signés par Israël et l’Organisation de libération de la Palestine, l’Autorité palestinienne a le contrôle de 80% de la ville. Le reste - la Vieille ville et ses environs - est sous le contrôle de l’armée israélienne : c’est là que vivent quelques centaines de juifs considérés comme des colons par le droit international.
http://www.france-palestine.org/Israel-expulse-une-mission-d-observateurs-internationaux-d-Hebron

TIPH (Temporary International Presence in Hebron)
http://www.tiph.org/

Hamdi Talib Nasan, père de quatre enfants, a été tué d’une balle dans le dos lors d’un raid des colons dans le village cisjordanien d’al-Mughayyir

Des femmes d’al-Mughayyir pleure la mort de Hamdi Talib Nasan, tué par des colons samedi (Tessa Fox/MEE)

Encore une fois, l’armée israélienne à proximité n’a rien fait pour protéger les Palestiniens.
Oscillant entre colère et désespoir, des hommes du village cisjordanien d’al-Mughayyir faisaient la queue pour entrer dans la morgue de l’hôpital de Ramallah dimanche matin 27 janvier.
Les colons ont attaqué le village, situé à 30 km au nord-est de Ramallah, brandissant des M-16 et tirant à balles réelles sur les habitations.
Âgé de 38 ans, Nasan portait un homme ayant reçu deux balles dans l’estomac lorsqu’il a été tué.
Après avoir quitté la morgue, le cortège funèbre a défilé dans les rues de Ramallah avec les drapeaux de la Palestine et du Fatah, le parti au pouvoir, avant de se diriger vers al-Mughayyir, où allait être inhumé Nasan.
http://www.france-palestine.org/Ils-sont-venus-tuer-la-violence-des-colons-fait-un-autre-mort-en-Palestine

Le 24 mars 2016, une vidéo se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.

Hébron, mars 2016. — Un soldat tire et tue un Palestinien couché au sol
Crédit : B’Tselem

Des millions d’internautes la visionnent alors qu’elle est reprise et diffusée par les médias du monde entier. Elle avait été tournée le jour même à Hébron, au cœur de la Cisjordanie. On y voit un soldat s’approcher d’un Palestinien gisant au sol et lui tirer une balle dans la tête. L’image montre clairement le sang qui s’écoule de la tête de la victime. Le soldat responsable de ce crime se nomme Elor Azaria, un sergent franco-israélien de l’armée israélienne et membre d’une unité paramédicale. Le Palestinien assassiné s’appelait Abdel Fattah Al-Sharif.
C’est un militant de l’ONG israélienne B’Tselem présent sur place qui a filmé la scène. Sa vidéo provoque des réactions jusqu’au sein de l’ONU, le Haut Commissariat aux droits de l’homme qualifiant le crime d’« apparente exécution extrajudiciaire ». Elle sert d’ailleurs d’argument lors du dépôt de plainte et du procès ; pourtant Elor Azaria n’est finalement condamné qu’à 18 mois de prison. Toutefois, cette affaire a permis de mettre en valeur l’usage singulier de la vidéo, utilisée depuis 2007 dans les territoires occupés pour témoigner notamment de la vie sous occupation. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a réitéré plusieurs fois son soutien à Elor Azaria, mais le gouvernement israélien se serait bien passé d’un document qui écorche l’image de « l’armée la plus morale du monde ».

Mehdi Belmecheri-Rozental, Orient XXI

http://www.france-palestine.org/Les-cameras-armes-de-combat-des-Palestiniens

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