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Grande soirée 4acg au Centre culturel algérien à Paris : vernissage, conférence et débat ont réuni plus de 150 personnes

samedi 11 novembre 2017, par Michel Berthelemy , 4ACG

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Belle affluence au Centre culturel algérien qui accueillait la 4ACG, ce vendredi 3 novembre, pour une soirée conférence-débat sur les appelés, suivie du vernissage de l’exposition réalisée par notre ami Pierre Verbraeken

Pierre nous a malheureusement quitté il y a maintenant deux ans. Mais son épouse Françoise avait tenu à être là, avec nous. En prélude au vernissage, devant une assistance nombreuse, elle a exposé la genèse de ces 24 panneaux, qui brossent un tableau chronologique de la guerre d’Algérie et dépeignent dans le même temps l’état d’esprit d’un appelé affecté à ce qu’on appelait « l’action psychologique ».

De gauche à droite Françoise Verbraeken, Michel Berthelemy, Alain Ruscio

Après que Michel Berthelemy ait présenté la 4acg, son histoire, ses objectifs et ses actions, l’historien Alain Ruscio a rappelé quelques données de base sur les soldats du contingent pour la période 1954/1962.
Restituant le contexte de l’époque et la perception qu’avait la population française de l’Algérie et des « événements » qui s’y déroulaient, il s’est appuyé sur une enquête menée en 1959 par le GEROJEP (groupe d’études et de rencontres des organisations de jeunesse et d’éducation populaire), pour évoquer quelques données de base qu’aujourd’hui, nous avons tendance à oublier. Exemples parmi d’autres : à l’époque, pour l’immense majorité des jeunes de 20 ans, le seul horizon géographique était celui du village ou du quartier ; 10% des élèves passaient le bac ; un jeune sur trois était incapable de répondre à la question « qui dirige la France ? ».
La connaissance de l’Algérie, quant à elle, était si minime que la plupart des jeunes interrogés estimait la distance entre Marseille et Alger entre 100 et 5000 kilomètres. Et un sur cinq situait l’Algérie au sud du Sahara.
Quant à la nature des « événements », elle était pour l’essentiel ignorée ou déformée par les organes d’information.
Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que l’arrivée en Algérie ait été un véritable choc pour les appelés. D’autant qu’à peine débarquées, les recrues ont souvent été envoyées, sans aucune préparation, en opérations meurtrières et parfaitement traumatisantes.

A l’issue de cet exposé, un débat s’est engagé entre les intervenants et les personnes présentes dans la salle. Retenons cette question : la 4acg n’est-elle pas confrontée à des groupes ou associations nostalgiques de l’Algérie française ? L’occasion pour nous d’évoquer certaines actions et, pour Alain Desjardin, présent dans la salle, de rappeler

Alain Desjardin

les manifestations d’opposition aux provocations du maire de Béziers et d’autres élus poseurs de stèles ou dé-baptiseurs de rues du 19 mars.

Les discussions se sont prolongées tard dans la soirée. Si bien que s’est manifesté le souhait partagé entre les participants et les responsables du Centre culturel, de renouveler ce type de rencontre et de débat. A suivre, donc…

Pierre Verbraeken fr3 2012

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