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Rapport 2023 de Riposte internationale sur les droits humains en Algérie

samedi 22 avril 2023, par Michel Berthelemy

Riposte internationale Algérie est une ONG de défense et de promotion des droits humains, dont le siège est à Paris.

Dans son Rapport d’avril 2023 sur les droits humains en Algérie, l’organisation analyse en détail les méthodes de répression et d’intimidation du pouvoir algérien à l’encontre des citoyens algériens : violences policières, dissolutions d’associations, liberté syndicale et droit de grève, l’article de la Constitution qui incrimine les militantes et militants du Hirak, la répression des avocats défenseurs des droits humains…
Le Rapport conclut sur un certain nombre de recommandations formulées à l’usage du pouvoir algérien, et sur une liste de détenus d’opinion répertoriés par wilayas (à la date du 28 février 2023, ils seraient au nombre de 205).

Voici l’introduction au Rapport, suivie de l’adresse où il est possible de se le procurer :

En 2019, des millions d’Algériens ont battu le pavé des grandes villes du pays pour dire non au cinquième mandat de Bouteflika candidat à sa propre succession.
Après avoir déchu le président et avorté toutes les manœuvres de replâtrage du régime, le peuple algérien a demandé que le système dégage et, qu’il puisse enfin exercer sa souveraineté pleine et entière en choisissant librement son modèle de gouvernance.

Depuis l’accession d’Abdelmadjid Tebboune au pouvoir, le régime se lance à la chasse aux sorcières. Il réprime et interdit les marches, emprisonne des innocents et musèle les médias. En dépit d’une répression aveugle, les intimidations et les tentatives de division qu’opère, depuis, le pouvoir, chaque vendredi et chaque mardi les manifestants répondaient par de grandes mobilisations pacifiques avec un civisme exemplaire, à la demande consistante du changement radical du système de gouvernance.

Dès lors, la répression s’intensifie avec les emprisonnements et la répression policière, puis vient le virus de la Covid où les manifestants ont été obligés de surseoir aux marches.

Cette période avait connu une recrudescence de la répression conjuguée par des compagnes d’arrestation et d’intimidation à l’encontre des activistes du Hirak.

Quatre ans après, le pouvoir continue à faire dans l’intimidation et la répression qui mettent en péril les acquis démocratiques arrachés de hautes luttes.

La situation des droits humains en Algérie est complexe, et les restrictions intensifiées des libertés d’association et d’expression sont plus que préoccupantes quant à l’instauration de l’État de droit et de la démocratie en Algérie.

L’indignation est partout face au désespoir et à la résignation qui gagne l’esprit des militants les plus aguerris. Quelques détenus ont bénéficié de la grâce présidentielle et autres mesures d’apaisements tandis que d’autres sont libres après avoir purgé leur peines.

En revanche, de centaines d’autres ex-détenus sont toujours sous contrôle judiciaire. Plusieurs dizaines sont frappées par l’interdiction de quitter le territoire national (ISTN). Il ne se passera pas un procès de détenus politiques et d’opinion sans que ceux-ci se voient frappés du sceau de l’article 87 bis qui définit le terrorisme avec élasticité et donne le pouvoir au magistrat d’interpréter les faits pour lesquels le détenu est poursuivi. La liberté de la presse pourtant consacrée par la constitution est incriminée dans la réalité. Plusieurs médias et journaux ont disparu. Des journalistes emprisonnés à l’image de Khaled Drareni, Rabeh Kareche, Hassan Bouras et de Mohamed Mouloudj. D’autres sont intimidés et poussés à l’autocensure.

Le dernier en date est le directeur éditorial de radio M et Maghreb Émergent. Il a été emprisonné après une série d’intimidation et de harcèlements et une condamnation à la prison avec sursis. Les locaux de ses deux médias sont, depuis, mis sous scellés. A cela, s’ajoute l’intimidation et l’arrestation des blogueurs.
Selon le rapport de Reporters sans frontières (RSF)– 2022, l’Algérie est classée à la 134ᵉ sur 180 pays au classement mondial de la liberté de la presse.

Pour se procurer le Rapport :
Riposte internationale
Maison de la vie associative et citoyenne
8 rue du Général Renault – 75 011 Paris
riposte20TI8 gmail.com
Bureau fédéral : Ali Ait Djoudi
+33.6.34.36.62.29

On lira aussi avec intérêt le Rapport annuel des Nations Unies :

https://algeria.un.org/sites/default/files/2022-07/NU_Rapport%20Annuel_21%20%282%29.pdf

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