Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre

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Une rencontre dans un débat d’actualité…

mercredi 5 août 2020, par Anne Doussin

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À l’occasion du 50ᵉ anniversaire de l’ODTI (Observatoire sur les Discriminations et les Territoires Interculturels) de Grenoble dont les manifestations se produiront entre le 17 et le 20 septembre prochain, nous vous invitons à participer à une rencontre sur l’histoire et l’avenir des luttes populaires contre les entreprises de colonisation, de conquête militaire ou d’exploitation impérialiste de peuples dominés.

Les objectifs de cette rencontre qui se tiendra à Grenoble le 18 septembre 2020 sont de raviver les traces mémorielles de ces mouvements de résistance et de leur rôle historique, mais aussi de souligner leur intérêt dans les débats actuels sur de multiples conflits militaires et politiques d’aujourd’hui.
Cette rencontre comportera une exposition des sources documentaires et des publications disponibles sur ce thème, des projections de vidéos et de films, des témoignages d’acteurs encore vivants et une conférence suivie de débats le 18 septembre à 14h avec des historiens spécialisés.
Cette rencontre est organisée par l’ODTI, en collaboration avec l’Associação de Exilados Politicos Portugueses (AEP61-74)" et la 4acg.

Au colloque de Chambéry (5-6-7 avril 2006), dont le thème était «  Les mouvements pacifistes américains et français, hier et aujourd’hui  » Marc Ollivier (chercheur CNRS en sciences sociales, présent au Maroc puis en Algérie entre 1957 et 1972, insoumis « illégal » au Maroc en 1959) avait fait une communication, qui vous est brièvement exposée ci-dessous et dont le texte intégral est disponible ici.

Les refus des réfractaires à la guerre d’Algérie,
révélateurs des déshonneurs des partis de gauche français par Marc OLLIVIER

Introduction
Nous appellerons réfractaires les appelés du contingent qui ont refusé de combattre le mouvement algérien de libération nationale en décidant soit de déserter après leur incorporation soit de s’insoumettre au service militaire ou au service en Algérie pendant la durée de la guerre.
Au cours de la guerre de libération nationale conduite par le FLN contre l’État français entre 1954 et 1962, les réfractaires français ont été très peu nombreux par rapport au grand nombre de jeunes mobilisés pendant cette période. …/…
Ce travail de recherche a commencé dès la fin de la guerre et se développe aujourd’hui, il a déjà fourni des éléments de réflexion importants et continuera naturellement d’en mettre à jour. Je limiterai donc mes réflexions à deux questions. D’abord pourquoi ce mouvement de refus a-t-il été si faible au sein de la jeunesse française mobilisée pour la guerre ? Ensuite pourquoi a-t-il eu un écho relativement fort dans le contexte beaucoup plus large de toutes les formes de résistance à la guerre d’Algérie qui se sont manifestées à cette époque et même, plus généralement, dans le contexte des résistances aux guerres de type colonial comme celle du Vietnam ou aujourd’hui celles d’Irak et de Palestine occupée ?

  1. Pourquoi si peu de réfractaires dans le déroulement du drame algérien ?
  2. Pouvait-on arrêter l’engrenage qui a conduit au paroxysme de la guerre en Algérie ?
  3. La diversité des parcours
  4. Le mouvement des réfractaires a eu d’importants échos : il ne peut pas être isolé des multiples formes de désobéissance civile et d’actions « illégales » qui s’opposaient à la guerre coloniale en Algérie.
  5. Pour conclure, il faut faire état des prolongements et des échos de cette résistance depuis la fin de la guerre .

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