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1er novembre en Algérie : 37e vendredi du Hirak…

mardi 5 novembre 2019, par Michel Berthelemy

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Pour cette 37e édition du Hirak, des foules considérables ont à nouveau manifesté dans toute l’Algérie. Petit aperçu de ce qui s’est passé dans quatre grandes villes du pays
source : El Watan du 2 novembre 2019

Tizi-Ouzou

Mobilisation historique à Tizi Ouzou, où des milliers de manifestants ont assiégé le chef-lieu de wilaya. une forêt de banderoles et de pancartes sur lesquelles étaient inscrits les habituels mots d’ordre réitérant l’attachement des citoyens au changement radical, au départ de tous les symboles du système, l’annulation de l’élection présidentielle du 12 décembre et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion et politiques. Les hommes et les femmes qui ont investi la rue, hier, ont également mis en avant des portraits des héros de la Révolution 1954-1962, dont celui du moudjahid Lakhdar Bouregaâ, dont le mandat de dépôt a été renouvelé par le juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger), le 28 octobre.

Oran

La journée a été marquée par une mobilisation record à Oran. La manifestation avait un parfum particulier en cette historique journée, coïncidant avec le 65e anniversaire du déclenchement de la lutte armée pour le recouvrement de l’indépendance de l’Algérie. « Echaab yourid listiqlal ! » (Le peuple veut l’indépendance), « El Djazaïr teddi lestiqlal ! » (L’Algérie finira par accéder à une réelle indépendance), scandent les dizaines de milliers de manifestants sur fond de youyous de milliers de femmes. « Pour une Algérie libre, démocratique et sociale », lit-on sur une large banderole brandie par des militantes et militants progressistes. « Libérez les détenus d’opinion ! » « Non à la répression ! » « Pour les libertés démocratiques ! » « Pour un Etat civil ! » étaient les slogans les plus scandés par les manifestants.
Comme chaque vendredi, les femmes étaient aussi en première ligne. « Il n’y a pas d’Algérie sans la démocratie et il n’y a point de démocratie sans l’égalité entre les femmes et les hommes », lance une militante.

Constantine

Les banderoles pour cette journée exceptionnelle dans la symbolique et l’affluence ont traduit, comme à l’accoutumée, les aspirations citoyennes, mais ont aussi rappelé le serment de nos martyrs pour que le pays puisse jouir de sa liberté. Des exemplaires de La Déclaration du 1er Novembre ont d’ailleurs été soit brandis pendant la marche, soit placardés sur les murs de la ville. « L’engagement de nos valeureux Novembristes a été trahi par les différents appareils qui se sont succédé à la tête de l’Etat indépendant, c’est l’heure pour ce système de céder la place au peuple », peut-on saisir des discussions entamées par endroits.
Le clou de ce vendredi pas comme les autres, à Constantine, est certainement le « baptême » d’un espace de la place Ahmed Bey (Dounia Ettaraif) du nom de hirak. Ce coin qui abrite depuis le début de la contestation populaire, soit près de neuf mois, des forums citoyens, sera désormais appelé place du « Hirak du 22 Février ». Certes l’appellation est symbolique, mais elle conforte les manifestants dans la justesse de leur combat. Aussi dans le fait qu’il y a un avant et un après 22 Février. 

Alger

Sur les pancartes, les manifestants ont redoublé d’ingéniosité en ce jour anniversaire de la guerre de libération algérienne. « Libérez les détenus d’opinion, injustement incarcérés », « Pourvoir au peuple, assemblée constituante souveraine et révocable », « les élections d’un pouvoir corrompu est un piège à cons », « Je ne vote pas, je suis un élément du hirak », peut-on lire. Ils ont écrit aussi : « juge de la République, la légitimité émane du peuple », « celui qui ne bouge pas, ne sent pas ses chaînes » et « le peuple veut la chute du système ». D’autres manifestants ont hissé des écriteaux et des caricatures très virulents, ciblant en particulier Gaid Salah, les chaînes de télévision algériennes ainsi que les magistrats.
La marche a été marquée par la présence en force des portraits des martyrs de la guerre d’indépendance de l’Algérie. L’un d’entre eux, Ali la Pointe, a été ressuscité aujourd’hui à travers les cris « Ba3ouha ya Ali, (Ali, ils ont vendu le pays), lancés par des milliers de marcheurs.

voir aussi https://www.elwatan.com/edition/actualite/revoila-le-peuple-de-novembre-02-11-2019

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