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La 4ACG était au Maghreb des Livres 2026 à Paris

jeudi 2 juillet 2026, par Gérard C , Michel Berthélemy

Par Michel Berthelemy

Le Maghreb des Livres est un fabuleux terrain de rencontres. Hommes, femmes de toutes origines, étudiant·e·s, venus parfois de très loin viennent discuter, confronter leurs points de vue, raconter des épisodes de leur histoire et repartent après une poignée de mains et un sourire. Et quand un historien ou un journaliste est de passage, la conversation peut durer un bon moment…

Maghreb des livres 2026 à Paris, Michel, Béatrice et Robert

. Boukhalfa est prof à Tizi Ouzou. À l’université, il enseigne les littératures et l’histoire post-coloniales. Belle occasion d’engager un long dialogue avec des représentants de l’ancien colonisateur ! Il nous laisse ses coordonnées pour de futurs échanges et repart avec notre brochure.

. Johra jeune femme algérienne, cadre à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Bruxelles, a cumulé dix ans de salaires pour reprendre la ferme familiale en Kabylie. Pour sortir du « système », nous confie-t-elle.

. Amar, cadre aux éditions Frantz Fanon, à Boumerdès, a fait sienne la devise de la maison : « L’homme est un mouvement vers autrui ». Exemples d’ouvrages proposés : La crise du FLN de l’été 1962, Penser l’Algérie, Andrée Michel, sociologue et féministe… (https://editionsfrantzfanon.com/)

. Isabelle Vaha, fille d’un légionnaire tortionnaire en Algérie, a fui très jeune sa famille pour « survivre physiquement et psychologiquement ». Ce samedi, elle s’installe à notre table pour évoquer son récit, publié sous le titre Ma fille, ne prie surtout pas pour les Algériens (éditions du Croquant, 2025).

. Jacqueline Brénot propose de participer avec nous à des interventions scolaires. Ayant vécu en Algérie, elle rend un hommage vibrant à ce pays dans son récit « Autant en emporte l’enfance » (L’Harmattan, 2025).

Et tant d’autres rencontres ! Nous étions six à notre table 4ACG : Béatrice, Claire, Annick, Malika, Robert et Michel. Nous avons pu assister ainsi, à tour de rôle, aux différents cafés littéraires, débats, tables rondes et autres cartes blanches organisés tout au long de ces deux journées. Et croquer moult petits pâtés, boire un thé à la menthe ou nous rafraîchir au café maure.

Cette année, les Lettres tunisiennes étaient à l’honneur, représentées par des écrivains dont certains étaient venus accueillir les visiteurs et leur dédicacer leurs ouvrages. La « grande librairie » présentait également de très nombreux ouvrages d’autres pays du Maghreb, ouvrages de sociologie, d’histoire, d’anthropologie, sans compter les romans, la poésie et la bande dessinée.

Organisé comme chaque année par l’association Coup de soleil dans les salons de l’Hôtel de Ville prêtés gracieusement par la Mairie de Paris, le Maghreb des Livres s’est imposé au fil des années comme un évènement majeur non seulement auprès des ressortissants et amis du Maghreb, mais aussi d’un public plus large, qui vient découvrir à cette occasion la diversité et la richesse de cultures différentes de la nôtre.

Un grand coup de chapeau à Georges Morin, à Michel Wilson et à toute l’équipe de Coup de soleil !

Édité par Gérard C


Voir en ligne : Le Maghreb des livres 2026 à l’Hôtel de Ville de Paris

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