Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre

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Histoire, témoignages et transmission

vendredi 29 octobre 2021, par Michel Berthélémy

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L’historien Nils Andersson également auteur et éditeur d’ouvrages sur le colonialisme, propose une conférence au Centre culturel algérien sur « le témoignage dans le travail d’Histoire »

Pour mettre fin à 124 ans de colonisation, ce à quoi personne le 1er novembre 1954 ne donnait une chance de réussite, le peuple algérien a mené la plus grande lutte de libération nationale sur le continent africain et a été l’acteur d’une des plus importantes révolutions de l’Histoire.

Il est peu de guerres dans le cours de laquelle furent publiés autant de témoignages de victimes dénonçant la torture, la répression des populations, la violence organisée. Témoignages incontestables qui permirent de lézarder le silence imposé par le discours colonial, jusqu’à influencer le cours de la guerre. Ces témoignages sont la chair de la lutte de libération, une source précieuse pour les historiens de la guerre d’Algérie. Rappeler ces actes de résistance est la raison de se réunir.

Mais il est une facette de cette guerre, l’insoumission, que symbolise le Manifeste des 121, pour laquelle les sources historiennes sont rares. L’insoumission, ce fut l’aide concrète, pratique, de Français engagés dans les réseaux de soutien au FLN, ce fut des jeunes qui, a vingt ans, franchirent le Rubicon de la désertion pour ne pas faire la guerre au peuple algérien, ce furent des avocats, des journalistes, des éditeurs, des universitaires, qui s’engagèrent contre l’ordre colonial. En parler, c’est une deuxième raison d’être réuni.

Une troisième raison est la transmission de la mémoire. Les jeunes générations ont besoin de comprendre et veulent connaître ce que fut la lutte du peuple algérien, en Algérie et en France, ils veulent savoir ce qu’a été cette solidarité anticoloniale. Pour mener ce travail, il y a une nécessité d’échanges et de dialogues. Les vécus diffèrent, l’Histoire ne s’écrit pas à quatre mains et les voies de la conciliation des déchirures demandent de s’écouter, de comprendre ce qui a divisé hier et ce qui divise aujourd’hui, d’égal à égal.

Vendredi 5 novembre à 19h au Centre culturel algérien, 171 rue de la Croix-Nivert, Paris 15e

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