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Le soleil est-il le même à Nice et à Gaza ?

dimanche 17 août 2025, par Michel Berthélemy

Le soleil est-il le même à Nice et à Gaza ?
La météo est éprouvante sur nos plages. Parasols, ventilateurs, crèmes glacées, rafraîchissements ne suffisent pas à effacer notre inconfort. Le soleil tape fort, ses coups rougissent les corps allongés sur le sable. Les avions déploient leurs banderoles à la gloire de Total, Ricard ou Coca-Cola. Les balles fusent sur les tartans, 30/15, 40/15, balle de match, 61000 morts, 150000 blessés sous les applaudissements bien nourris (eux) du public.

Le soleil est-il le même pour les enfants de Nice et de Gaza ?
Les enfants de Nice, d’Oléron ou de Trégastel jouent à la balle. À Gaza les enfants tombent sous les balles. Les juges arbitres regardent ailleurs.
« Plus jamais ça ! » clame le public avant d’aller siroter le pastis agrémenté de quelques olives d’origine contrôlée. Israélienne peut-être ? Il y a beau temps que les oliveraies de Jénine ou de Rafah ont été détruites par les colons du « peuple élu ».

Le soleil est-il le même à Tel-Aviv et à Gaza ?
Les marchands de Gaza n’ont plus rien à vendre. Ils ont bien mérité le repos. Repos éternel évidemment. Comme leurs clients qui se plaignent d’avoir faim. Par bonheur la clientèle a tendance à diminuer, grâce à la bienveillance des services d’éradication. Et à ceux qui restent, on a la grande bonté d’offrir un refuge dans des camps spécialement aménagés à leur intention, et bombardés de temps à autre afin de faire place aux prochains arrivants.

Demain le soleil ne se lèvera plus sur les 61000 enfants, femmes et hommes de Gaza exterminés par « l’armée la plus morale du monde ». La nuit israélienne les aura enterrés revêtus des oripeaux de ce qu’il reste, sur cette terre, d’humanité.

Michel Berthélémy